▊Archivism

« We are all custodians of knowledge, custodians of the same infrastructures that we depend on for producing knowledge, custodians of our fertile but fragile commons. To be custodian [...] is to be of use to, not to make property of, our knowledge commons. »

From the collective letter "In solidarity with Library Genesis and Sci-Hub", 30th of November 2015

Archivism is a research project that takes part in acts of civil disobedience related to the preservation of common knowledge.

Every day, we subcontract our memory to services that bring together or apart, value or exclude various contents. Mysterious algorithms, kept secret of their operations, influence our relations to information and thus our perception of the world.

Aware of these issues, we think of the designer as an active custodian of knowledge, whether it is matter of archiving it, or of reflecting on the way it can be deployed.

This relationship to information is present in our practice beyond the context of commissions. Our working principle is driven by the desire to share resources (codes, references, visuals) and documentation. A sharing that is not meant to be encyclopedic, but rather a tool that participates in the constitution of Luuse, a way to define ourselves as a group.

We develop online and/or offline web spaces for our own archives, which allows us to externalize our resources and their diffusion. Modest intentions that do not attempt to decipher the world, but rather to decipher our ways of creating and recording information.

In the web, where contents are sorted, divulged, linked in an algorithmic and silent way, we experiment islands of curation, as actors concerned with sharing a certain organization of knowledge.

Archivism reflects on concrete experiences of common knowledge. It is about experimenting new ways to create, classify, preserve and share our data.

▊Archivisme

« Nous sommes toustes les gardien·nes du savoir, les gardien·nes des mêmes infrastructures dont nous dépendons pour produire de la connaissance, les gardien·nes d'un matri·patrimoine fertile mais fragile. [...] Il s'agit d'être utile aux biens communs de la connaissance, non d'en devenir propriétaire.»

Extrait de la lettre collective "En solidarité avec Library Genesis et Sci-Hub", le 30 Novembre 2015. Traduit par Bertrand Marilier, revu par Luuse et Alexia de Visscher, en mars 2022.

Archivism est un projet de recherche qui participe à sa manière aux actes de désobéissance civile liés à la sauvegarde du savoir commun.

Nous sous-traitons quotidiennement notre mémoire à des services qui rapprochent ou éloignent, valorisent ou excluent divers contenus. Des algorithmes mystérieux, tenus secrets de leur fonctionnement, influent nos relations aux informations et donc notre perception du monde.

Conscient.es de ces situations, nous pensons le.a designer.euse comme gardien.ne actif.ve des connaissances, qu’il s’agisse de veiller à les archiver, ou de réfléchir à la manière dont elles peuvent se déployer.

Cette relation aux informations intervient dans notre pratique au-delà des contextes de commandes. Notre principe de travail est animé par la volonté du partage de ressources (codes, références, visuels) et de documentation. Un partage qui ne se veut pas encyclopédique, mais un outil qui participe à la constitution de Luuse, une manière de se définir en tant que groupe.

Nous développons des espaces web en ligne et/ou hors ligne pour nos propres archives, ce qui nous permet d’assurer l’externalisation de nos ressources et leur diffusion. Volontés modestes qui ne tentent pas de déchiffrer le monde, mais bien plus de déchiffrer nos manières de créer et de consigner l’information.

Dans le web, où les contenus sont triés, divulgués, mis en relation d’une manière algorithmique et silencieuse, nous faisons l’expérience d’îlots de curation en tant qu’acteur.ices soucieux.ses de partager une certaine organisation de la connaissance.

Archivism songe à de nouveaux possibles qui donneraient des expériences concrètes de savoirs et connaissances communes. Il s’agit d’être à la recherche d’autres manières de créer nos données, de les classer, de les conserver et de les partager.